Présentation de l’atelier 2Tonnes :

L’atelier 2Tonnes est une initiative dédiée à l’exploration d’un avenir durable en limitant notre empreinte carbone pour lutter contre le changement climatique. L’objectif est clair : d’ici à 2050, réduire nos émissions de CO2 à seulement deux tonnes par personne et par an.

Aujourd’hui, en moyenne, un Français émet 9,5 tCO2e par an. En moins de 30 ans, nous devons donc diviser nos émissions par 5 pour atteindre cet objectif.

 

« Certes, mais comment faire pour réduire ? ​Comment agir efficacement pour le climat ? »

 

C’est tout l’enjeu de cet atelier, qui nous permettra d’une part de réaliser notre bilan carbone individuel, puis d’élaborer ensemble autour des actions individuelles et collectives que nous pourrons mettre en place pour devenir acteur de la transition.

Pour permettre une compréhension systémique des enjeux, l’atelier prend en compte les dimensions individuelles et collectives du sujet, sans oublier le rôle de l’influence, enjeu-clé de la transformation de la société.

 

L’Atelier 2Tonnes est né de la conviction que chacun d’entre nous peut contribuer à façonner un avenir plus vert et plus durable. Ici, la réduction des émissions de CO2 est vue comme une responsabilité partagée, chaque petit pas compte dans cette démarche.

 

Cet atelier repose donc sur des valeurs fondamentales :

  • L’engagement : s’engager à travailler ensemble pour un avenir meilleur.
  • La responsabilité : encourager la responsabilité individuelle et collective en matière de réduction des émissions de CO2.
  • La collaboration : le pouvoir de la collaboration et du partage des connaissances pour relever les défis environnementaux.

 

Comment ça fonctionne ?

L’atelier 2Tonnes est une expérience pédagogique qui repose sur un modèle de données pour simuler, de façon quantifiée, des scénarii de transition bas-carbone.

Les données sont donc un moyen pédagogique, et permettent de donner à l’expérience sa cohérence et sa crédibilité.

La méthodologie de calcul durant un atelier 2Tonnes s’articule autour de 3 modèles qui interagissent entre eux :

  • Le modèle d’empreinte carbone calcule les empreintes carbones des participants et de la population, à l’aide de données issues de l’Ademe, l’OCDE, la FAO, etc.

 

  • Le modèle d’actions met à jour les données caractéristiques des participants et de la population en s’appuyant sur des hypothèses issues des travaux de référence sur le sujet (RTE, négaWatt, Ademe, etc.).

 

  • Le modèle d’influence quantifie les dynamiques sociétales prises en compte dans la simulation, en s’inspirant des notions des sciences comportementales.

 

En partenariat avec des individus, des entreprises et des communautés, l’atelier 2Tonnes propose un accompagnement personnalisé pour identifier, mesurer et réduire les émissions de CO2. Il offre des outils et des ressources pour évaluer notre empreinte carbone, ainsi que des conseils pratiques pour adopter des comportements plus durables.

Aujourd’hui, l’empreinte carbone moyenne par habitant et par an en France s’élève à environ 9,5 TCO2e. Le transport et l’alimentation (2,58 TCO2e/an pour chacun) représentent les deux postes les plus émetteurs de TCO2e. L’enjeu de cet atelier est de réussir à diviser environ par 5 cette empreinte carbone moyenne pour arriver aux fameux 2TCO2e/an/pers.

Organisation et déroulé :

1 étape : réaliser son bilan carbone

Avant l’atelier, les participants sont invités à réaliser leur bilan carbone individuel. Cet exercice permet à chacun de prendre conscience de son empreinte carbone actuelle. Pour les deux groupes Kervéléoc, le résultat obtenu était plus ou moins éloigné des moyennes annoncées (des pics à 20 Tonnes et plus pour certains, un résultat nettement amélioré pour d’autres roulant en voitures électriques par exemple).

 

2 étape : introduction

  • L’atelier débute par une présentation des causes et des conséquences du changement climatique, ainsi que du cadre d’action pour le climat. Les participants sont sensibilisés à la notion de comptabilité carbone et comprennent l’importance de réduire les émissions de CO2 pour un avenir durable.

 

3 étape : simulation

  • Les participants entament une simulation sur huit tours. Chaque tour représente une période allant jusqu’en 2050. Selon les tours, des actions individuelles ou collectives sont entreprises par les participants pour réduire les émissions de CO2.

Les actions individuelles représentent ce sur quoi les participants ont la main dans la vie quotidienne (consommer local, réduire les déchets, prendre les transports en communs, etc.).

Les actions collectives quant à elles, proposent aux participants de jouer un rôle (gouvernement, entreprise, expert, ONG, etc.) et de réfléchir ensemble sur les meilleures actions à mettre en place à un niveau plus global (énergie nucléaire, relocalisation des industries en France, développement du réseau de transports collectifs, etc.).

Les résultats de chaque tour sont enregistrés et analysés pour évaluer l’impact des actions prises sur l’évolution des émissions.

 

4 étape : débrief

Les participants, avec l’aide des animateurs, sont invités à interpréter les résultats et les enseignements clés pour inventer de nouvelles actions. Pour finir, une conclusion inspirante mettant en avant l’importance de l’engagement et de l’action à tous les niveaux pour la transition vers un avenir durable est proposée.

​​ ​

5 étape : action

Les participants ont accès aux données après l’atelier et peuvent mettre en place certaines actions pour devenir acteurs de la transition !

Le quiz de départ : 4 questions qui on permit à chaque groupe de remettre en cause quelques idées reçues

L’extrême pauvreté a été divisée par trois depuis 1900, sur le plan mondial

Au cours des dernières décennies, l’extrême pauvreté a été considérablement réduite à l’échelle mondiale. Selon les données de la Banque mondiale, entre 1990 et 2015, le taux de personnes vivant dans l’extrême pauvreté (définie comme vivant avec moins de 1,90 dollar par jour) est passé de près de 36% à environ 10%. Cela représente une réduction significative, divisant approximativement par plus de trois le taux d’extrême pauvreté dans le monde au cours de cette période. Cela est souvent souligné comme l’un des progrès les plus marquants dans la lutte contre la pauvreté mondiale.

L’espérance de vie mondiale a atteint plus de 70 ans

Au niveau de l’espérance de vie mondiale, nous avons observé une tendance à l’augmentation au cours des dernières décennies. L’espérance de vie mondiale a globalement augmenté grâce aux progrès médicaux, aux améliorations des conditions sanitaires, à une meilleure nutrition, à l’accès accru aux soins de santé et à d’autres facteurs socio-économiques. Aujourd’hui, l’espérance de vie mondiale se situe autour de 72 ans. Cependant, ce chiffre peut varier d’un pays à l’autre en fonction du niveau de développement économique, des systèmes de santé, des facteurs environnementaux et d’autres variables (par exemple, à Saint marin l’espérance de vie est autour de 85 ans, Au Tchad celle-ci est autour de 50 ans[1]).

L’homme est bien à l’origine du dérèglement climatique

L’évolution du climat est influencée par une variété de facteurs naturels, mais les activités humaines ont joué un rôle significatif dans l’accentuation du changement climatique observé ces dernières décennies. Les données scientifiques montrent que l’activité humaine est le principal moteur du réchauffement climatique observé, avec des conséquences potentiellement graves pour l’environnement et la société.

La température de la planète a déjà augmenté de plus de 1°C depuis le XIX° siècle

Les données scientifiques indiquent que la température moyenne mondiale a augmenté d’environ 1,1°C à 1,2°C depuis le début de l’ère industrielle, soit vers la fin du 19e siècle. Cette augmentation est principalement attribuable des activités humaines. Cette augmentation de la température a des conséquences significatives sur les systèmes climatiques, entraînant des phénomènes météorologiques extrêmes, la fonte des glaciers et des calottes glaciaires, l’élévation du niveau de la mer, et d’autres impacts environnementaux et socio-économiques.

Quelles actions mettre en place réduire notre empreinte carbone ?

Pour atteindre l’objectif, l’atelier va procéder à une alternance de décisions individuelles et de réflexions collectives.

 

Les actions individuelles :

Pendant les 4 tours individuels, les participants ont le choix entre plusieurs actions. Ces dernières influencent plus ou moins le bilan carbone.

A titre d’exemple, voici quelques cartes actions que les participants peuvent choisir durant ces 4 tours individuels.

Les actions collectives :

Les 4 autres tours portent sur le choix d’actions collectives. Ici, les participants prennent le rôle de décideur, à l’échelle nationale et mondiale, et doivent s’accorder sur des grandes actions à mettre en œuvre. Un budget est alloué au début de chaque tour collectif (les actions possibles ont un coût) cela implique donc de faire des choix !

Durant ces 4 tours collectifs, les participants peuvent successivement incarner un conseil des ministres, les différents acteurs du transport, le duo experts/décideurs ou encore prendre part à la Convention Citoyenne pour le Climat.

Par exemple, selon le rôle incarné, voici quelques actions que les participants peuvent choisir :

Le conseil des ministres :

Les acteurs du transport :

Les experts et les décideurs :

Les acteurs de la Convention Citoyenne pour le Climat :

Les résultats obtenus et les engagements possibles

Empreinte carbone de la population 2024 / 2050

Evolution de l’empreinte carbone du groupe n°2 Kervéléoc

 

Pour conclure :

Une démarche pédagogique et enrichissante qui ouvre des perspectives en termes d’actions à mettre en place, tant de manière individuelle que collectivement,  en faveur du climat et de l’environnement.

 

 

[1] https://www.donneesmondiales.com/esperance-vie.php#by-world